Après les doutes, les appréhensions
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France - Paris |
de Malika, le 26-07-2007 |
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Avant de prendre la décision de tout laisser tomber et de partir, nous avons évidemment beaucoup hésité.
En essayant de réfléchir de manière pragmatique, nous nous sommes vite dit que c'était le moment ou jamais de réaliser ce projet un peu fou. Après, nous aurons des enfants, des crédits et surtout des goûts de luxe (ou surtout un seuil minimum de confort) qui nous empêcheront à jamais de partir en baroudeurs comme nous prenons encore plaisir à le faire (ça promet...).
Et puis en réfléchissant davantage par rapport à nos jobs respectifs et notre rythme de vie parisien, cette idée de voyage devait omnibulente. Finalement, rien ne nous retenait à Paris...
Maintenant que le départ approche, les doutes que nous avons pu avoir font place à certaines appréhensions.
Passer 9 mois sans voir nos proches est, me semble-il, l'une des principales diffucultés qui nous attendent. Vivant à Paris, nous sommes pas mal entourés de notre famille (les parents de Pierre-Antoine, sa soeur et mon frère) et de nos amis. De même, il n'y a que 3 heures de vol entre Paris et Casablanca et j'ai la chance de voir mes parents et ma soeur assez souvent ou du moins de les avoir au téléphone plusieurs fois par semaine.
Il est vrai que notre rythme, nos nombreux voyages à deux ou pour le boulot, ne nous permettent pas de les voir en permanence, mais on sait au moins qu'ils sont là, disponibles au besoin.
L'idéal serait donc qu'ils nous rejoingnent là où nous sommes pendant ces 9 mois pour passer quelques jours de vacances avec nous. Mon frère Moulay et sa femme se sont déjà prononcés pour le Chili, les parents de Pierre-Antoine pour la Patagonie. Fabian, le témoin de Pierre-Antoine sera au Japon en même temps que nous. Certains copains sont intéressés par l'idée du nouvel an à Bali, mais rien n'est sûr pour l'instant.
Par ailleurs, le fait de quitter ses repères pendant aussi longtemps est aussi un peu stressant. Biensûr, je ne parle pas de notre lit, de notre canapé, de notre salle-de-bains (dont la propreté me manquera peut-être, je l'avoue...) ou d'autres repères matériels. Je pense surtout à certains repères intellectuels: Nous ne parlerons pas nos deux langues respectives tellement souvent (si entre nous ou avec d'autres voyageurs, mais je doute que nous croisions beaucoup de personnes qui parlent arabe une fois passés la Jordanie). Nous ne trouverons pas les livres que nous aurons envie de lire aussi facilement. Nous ne pourrons pas nous faire à manger comme nous l'entendons.
Ceci dit, partir en voyage c'est justement changer de repères et c'est bien cela que nous partons chercher. A nous donc de nous accomoder de certains désagréments et surtout de bien nous préparer mentalement à tout ce qui va nous manquer pendant les 9 mois qui arrivent.
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